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 Once Upon A Time... Candy Mafia.

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♚ Avatar : Lee Sung Min.
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Park Jae Hwa
MessageSujet: Once Upon A Time... Candy Mafia.   Mer 16 Juil - 21:30


 ❝Once Upon A Time Candy Mafia.❞
Feat. Ahn Ri Shin.


Le soleil trône sur ses terres célestes, au centre, serti dans cet écrin bleu d’azur interminable, entre quelques diamants parangons blancs et fumeux. Force est de constater que le temps est rayonnant, voire caniculaire. Le thermomètre indique des températures dignes d’une saison estivale en essor telle que celle-ci. Aujourd’hui, j’ai longuement marché, et surpasser mes limites en terme d’orientation, dans ce nouveau monde qu’est Eliora. À présent, mon flux de connaissances s’étend jusqu’aux contrées de la Nouvelle Séoul, une ville abandonnée, aux semblants déserts, paisibles, et reclus de l’univers féérique auquel cet hectare exploitable appartient. La chaleur harassante enveloppante rendrait n’importe quelle personne sédentaire amorphe en un quart de secondes. Fort heureusement, ce n’est pas mon cas. Explorateur de nature, j’ai quadrillé l’immensité d’Airan, noyau d’Eliora, dans son entièreté. Rien de fameux ni d’anormal, à ce que je sache, pour le moment. L’animation, l’équanimité et la sécurité gouvernent à plein temps et au même titre. La muraille paraît infaillible et insubmersible, mais on n’est jamais trop prudents, les apparences sont trompeuses. Je ne veux pas m’illusionner avec de la poudre aux yeux de cette sorte, ni d’aucune autre d’ailleurs. Ma sagacité et ma perspicacité n’ont de cesse que m’élever au-dessus de ce genre de voile. Il est cela dit plausible que l’hostilité, quelle qu’elle soit, se situe au-delà des frontières du centre de gravité de cette sphère où vit une paix éphémère et délétère. L’altruisme repousse la xénophobie, par-delà ses retranchements, certes, il n’empêche que je ne parviens pas à me complaire sur ce territoire fertile, j’ai soif de découverte. L’empire de Telmar est une menace, d’après la propagande répandue par la Reine Rubis, et cette recrudescence sévit jusqu’au pays communément appelé Kalormen. Mon voyage ne s’en tiendra pas ici, ça je peux vous l’assurer, quitte à engendrer une incursion importune.

Le moins que je puisse affirmer, c’est que le champ est libre, pas une seule âme qui vive à l’horizon. Sa réputation parlerait-elle d’elle-même ? Tout reste à prouver. Armé de mon arc, de ma dragonne, et de quelques flèches rangées dans mon carquois suspendu à mon tronc, je déambule dans la vacuité du domaine, à la recherche d’une manifestation qui détonnera avec la tranquillité intersidérale de ce milieu à ressources fertiles. Cette urbanisation féconde beaucoup de travaux et d’implication de soi, pour atteindre une plénitude satisfaisante, vouée à accueillir des êtres sans refuge dans le besoin. D’un point de vue stratégique, cette région est également à ne pas dénigrer, à mon humble avis. Les vestiges des ruines sont de véritables mines d’or, l’agriculture serait judicieusement envisageable, et la zone dans son intégralité répondrait positivement au ravitaillement, ainsi qu’au rationnement nécessaire, comblée en matière de ressources vitales. En revanche, être sur le qui-vive est un instinct de survie à appliquer constamment, les plus rusés savent et pratiquent ce quotidien péremptoire. Le danger rôde, nous guette, et nous épie aisément, dans cette toile. Les conditions climatiques, c’est autre chose encore à éclaircir. En parlant de l’atmosphère, un vent sablé, doux réduit un peu plus mon champ périphérique à chaque petit grain qui parsème et dévalorise mon acuité visuelle. Je porte une main en visière, au-dessus de mes yeux adaptés aux caprices des phénomènes météorologiques fluctuants, et balaie l’avenue vigilamment, mes quatre autres sens en éveil, et aux aguets comme jamais auparavant. La sérénité m’est dorénavant plus trouble, et vulnérable. La tempête de gravillons s’affaiblit pour me ramener à sa causalité, ne m’infligeant pas le moindre dégât notoire. Outre cette transition d’éléments infimes et consistants, je remarque dans ce nouveau tableau, un bistrot délogé dont la devanture ébréchée est mise en exergue. Intrigué, je traverse la chaussée, non sans redoubler de circonspection dans mes agissements, me postant devant le perron qui laisse à désirer question entretien. Franchissant le seuil, à la dérobée, je dépasse l’embrasure de la porte, et me positionnant dans l’encadrement de cette dernière, je survole les environs. D’entrée de jeu,  le tableau dépeint un endroit miteux, pillé et délabré. Le sillage des altercations entre vandales et voleurs imprègne le parquet de multiples tâches pourpres, voire vermeilles desséchées. Très avenant. À pas de loup, j’avance jusqu’au zinc, et l’intègre, dénotant son dépouillement, catégorique. Zéro bouteille, nul récipient, seulement des étalages vides, ou des myriades de cristal jonchant le sol poussiéreux.

- Santé à tous. Et, longue vie à la Reine Rubis.


Mon élocution est à connotations cyniques et sarcastiques d’autant plus qu’il n’y a pas foule au portillon, ni accoudée au comptoir, en faveur d’un écho approuvant mon ironie et ma neutralité ou d’une controverse virulente. Il n’y a que le néant et le silence qui me répondent, à cet instant. L’ignominie de l’habitat désagrège la qualité de ces murs, cloisons rêches à l’avenir aussi frêle qu’une brindille - tout au plus. En tant qu’incorrigible défiant que je m’avère être, la sobriété de cet anéantissement ne fait que tonifier mes coups d’œil et ma vivacité d’esprit, cette qualité passant au crible chaque angle apparent, et en fin de compte, au terme d’une dizaine de minutes d’inspection irréductible, je me résigne à une énigme sans indice résidant à proximité. Laissé sur ma faim, je m’éloigne du bar, pour ensuite retourne à l’extérieur et son aridité oppressante immuable. J’étouffe, lourdement, irrémédiablement. L’oxygène se raréfie, et pour cause, l’astre solaire qui me surplombe abat ses morsures le plus abruptement dans cet intervalle temporel de la journée. Pestant intérieurement, je consulte l’heure qu’affiche le cadran de ma montre immémoriale, et oscille entre continuer sur cette voie ou faire marche-arrière, quand soudain, la détonation d’un canon heurte mes pavillons auditifs, contre toute attente. Quinze heures moins cinq. Je sursaute, inopinément, m’assujettissant à une contorsion périlleuse pour m’emparer de mes flèches au cas où l’arc narratif envenimerait pour moi, ceci étant le seul arsenal que je possède, entre autre. La source de cette similitude à l’explosion émane du magasin d’en face, soit à une cinquantaine de mètres de moi. Ni une ni deux, je descends du trottoir sur lequel je prenais racine, et progresse sur la convergence que je me suis tracé, m’exemptant des normes sociales en terme d’abord. Enrôlé dans mes talents d’espionnage, je m’infiltre dans l’édifice, me dissimulant dans un renfoncement, en tapinois, derrière une réserve de vêtements élimés et obsolètes. Au fond de mes entrailles, je pressens le bourbier dans lequel je me suis empêtré, bien que vu d’ici, le découlement ne signale aucune anomalie susceptible de me porter préjudice, ou d’user des représailles.
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♚ Avatar : Kim Hansol [Topp Dogg]
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Ahn Ri Shin
MessageSujet: Re: Once Upon A Time... Candy Mafia.   Dim 20 Juil - 18:38


Ri Shin détestait particulièrement faire affaire –si l’on pouvait appeler ça comme cela- dans l’étrange ville qu’était la Nouvelle Séoul. Quasiment désertique, elle était propice aux échanges mafieux qui pouvaient s’y faire dans la plus grande discrétion, sans éveiller d’oreilles ou regards indiscrets, mais le jeune homme lui préférait de loin les contrées d’Airan. Plus dynamique, il avait appris à se mêler parfaitement à sa foule, y gardant un certain anonymat tout en menant bon nombre d’action en son sein. C’était son propre terrain de chasse, en quelque sorte. Lui et son clan arrivait à garder une certaine réputation tout en se montrant discret, passant entre les filets de ceux qui tentaient, inutilement, de les arrêter. Et telle la gangrène, son réseau  ne cessait de croître, se répandant jusque des zones qui lui étaient mal connues, quoique… Le mafieux avait déjà eu plusieurs fois l’occasion de se rendre dans cet endroit, et les souvenirs qu’il lui en restait n’étaient certainement pas les meilleurs. Ce qui était sûr, c’est que jamais plus il ne s’aventurerait à y refaire des transactions avec d’autres mafias rivales, et ce seul. Plus jamais, non. C’était certain.

Le travail à effectuer, en soit, n’était pas bien compliqué. Quelques ventes d’armes et de contrefaçons, babioles plus ou moins utiles et précieuses, ainsi qu’un peu de drogue, marchandise plus que nécessaire au bon déroulement du trafic. A la clé, de grandes mallettes noires chargées d’un précieux contenu ; l’argent. Ri Shin achetait peu et faisait produire beaucoup pour se faire le maximum de bénéfice. La contrebande était de loin son domaine de prédilection, mais lui et ses hommes –surtout ses hommes- s’occupaient aussi d’affaires pour le moins rentable telles que le crime organisé et quelques autres sombres occupations.
Les rencontres s’organisaient généralement de nuit, mais le périmètre y étant sécurisé, et plus que souvent désert, ils pouvaient se permettre de l’effectuer en plein jour, à l’abri des moindres regards. Et c’était pour cela que Ri Shin se retrouvait à arpenter les rues de la Nouvelle Séoul au beau milieu de l’après-midi, accompagné de deux hommes de main, valises en main, s’apprêtant à rentrer. D’eux trois, le jeune homme devait sûrement paraître le plus fébrile, avec sa stature plus que modeste et son visage enfantin. Mais l’étrange éclat dansant au fond de ses prunelles noires trahissait la sinistre vérité ; de tous, il était certainement celui à qui il ne fallait se frotter sous aucun prétexte. Et son entourage, qui se résumait à ses subordonnés, en était plus que conscient. Ceci expliquait d’ailleurs le fait que, lorsqu’il se faisait accompagner pour des missions quelconques, tous se méfiait plus de lui que d’éventuels ennemis. Alliés ou pas, personne n’était à l’abri de sa folie furieuse, qui se muait très souvent en crise de rage. Personne.
Et c’est peut-être cette prudence redoublée à l’égard de leur supérieur qui les tint en surprise lorsqu’un enfant, sorti de nulle part, les bouscula avant de leur dérober habilement une de leur précieuse mallette et de s’enfuir à toutes jambes avant même qu’ils n’eurent le temps de réagir. Alerté par les cris qu’il entendait derrière lui alors qu’il se tenait légèrement en retrait, à l’avant, le mafieux se retourna, curieux, et aperçut la fin de la scène, ainsi que le visage complètement ahuri de ses hommes. Le rictus nerveux qui déforma soudainement le coin de ses lèvres eut l’étrange effet de les faire blêmir un peu plus qu’ils ne l’étaient déjà. Qui donc avait eu l’idée de lui coltiner deux pareils abrutis ?

- Bordel, mais qu’est-ce que vous foutez planté là ?... Cherchez moi ce gosse, putain !

Les mots qui avaient franchis le seuil de ses lèvres, rageurs et irrités, ne s’apparentaient même pas à un cri, mais une sorte de grondement sourd, animal, aboyé sur un ton plus que persuasif. Confus et ne voulant s’attirer les foudres de leur boss, ses subordonnés s’exécutèrent immédiatement, prenant la direction vers laquelle avait disparu l’enfant. Ri Shin se contenta de les suivre d’un pas nonchalant, se mordant la lèvre et passant une main dans ses cheveux, signe de sa nervosité. Il ne savait même plus combien valait tout le liquide entassé dans ces mallettes, mais ce qui était sûre, s’ils n’étaient pas foutus de le retrouver, ces deux idiots passeraient un mauvais quart d’heure.
Un très mauvais quart d’heure, même.

Alors qu’il le cherchait sans vraiment le faire, Ri Shin fut plus que surpris de l’apercevoir disparaître dans un magasin complètement délabré, le regard fuyant et la précieuse valise sous le bras. Il eut un sourire mauvais, s’engageant d’une façon sereine vers le dit bâtiment. De toute évidence, le gosse ne l’avait pas vu et pensait se trouver à l’abri. Grossière erreur.
Lorsqu’il franchit l’entrée du magasin, le jeune homme perçu un mouvement étouffé sur sa droite, ce qui ne fit qu’accroître son sourire carnassier. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu à « chasser » quelqu’un de la sorte, tiens. Et, il en revenait à penser que ce n’était pas une chose désagréable, au contraire. Jouer les prédateurs était bien plus exaltant que de jouer la proie, il ne le savait que trop bien. Marchant d’un pas tranquille, il s’avança vers l’origine du bruit avant de regarder partout autour de lui, cherchant l’endroit où sa victime aurait bien pu se cacher.

- Pa…partez, entendit-il ordonner d’une voix mal assurée, dans son dos.

Son rictus augmenta encore d’un cran, puis il se retourna lentement, faisant face au garçon qui pointait un revolver en sa direction, la mallette posée à ses pieds. Le mafieux fronça un sourcil. Il reconnaissait l’arme en question, et celle-ci lui semblait appartenir à l’un des deux hommes qui l’accompagnaient. Etait-il possible qui l’ait dérobé en même temps que l’argent ? Peut-être. Ce gamin était plus habile qu’il n’en avait l’air, et ses facultés à voler se révélaient plutôt bonne. Ri Shin avait entendu dire qu’une pareille vermine s’était installée dans cette ville fantôme, cherchant refuge et asile après s’être fait chassé d’Airan, trop pauvre pour pouvoir y vivre. Pas étonnant que l’enfant avait sauté sur l’occasion en les voyants. Cette rencontre devait être du pain béni, pour lui et sa famille. Mais tout cela, il s’en cognait bien. Il voulait récupérer son argent, et vite. Le gosse tremblait, le revolver se balançant de droite à gauche dans ses petites mains. Ses yeux étaient dilatés par la peur, mais ils ne le quittaient pas du regard, affrontant le sien, perçant et sinistre, avec la plus grande des difficultés. Il fit un pas dans sa direction, menaçant, avant de lui susurrer d’une voix perfide.

- Rends-moi ça, tu veux ?

Et alors qu’il s’approchait un peu plus, le garçon reculait, terrorisé mais tenant bon. Le jeune homme tendit doucement une main vers lui, s’apprêtant à renchérir, lorsqu’un coup de feu retentit, la balle filant à tous juste quelques centimètres de ses oreilles. Un peu abasourdi, il battit vivement des cils, remettant de l’ordre dans ses idées. Jamais il n’aurait cru que le gamin tirerait. Jamais, non, et cela le mit en rogne. A quelques centimètres près, son crâne y passait. Ses yeux, brûlants de colère, se reportèrent sur sa proie.

- Les insectes dans ton genre, d’ordinaire, je les ignore. Mais lorsqu’ils me titillent un peu trop…je les écrase, siffla-t-il en sa direction, s’approchant d’un pas décidé vers lui.

L’enfant laissa tomber l’arme à ses pieds, totalement pétrifié par la peur. De toute évidence, il était incapable de blesser quelqu’un et encore bien plus de tuer. Il n’avait aucune motivation dans ses gestes, il n’en était même que plus apeuré, et cela le rendait tout simplement pitoyable aux yeux du Shadow. Celui-ci ramassa le revolver, avant de poser le canon sur sa tempe, et d’y exercer une légère pression. Sa propre main ne tremblait pas, non. Elle ne le faisait jamais. Comme il se le répétait souvent, il n’avait pas peur de se salir les mains. Et en cet instant, le besoin de descendre ce misérable gosse semblait encore plus pressant que de récupérer son argent.
Il lui fit un sourire glacial avant de lui murmurer :

- Laisse-moi te montrer ce qu’il faut faire pour paraître un tant soit peu convaincant, d’accord ?

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