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 Don't cry, my angel, I'm here (feat Lim Mary)

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Lim Jae Sun
MessageSujet: Don't cry, my angel, I'm here (feat Lim Mary)   Jeu 8 Mai - 10:46

Don't cry, my angel, I'm here

(feat Lim Mary)





La lune était haute dans le ciel au-dessus de Cair Paravel. Peu à peu, la ville s'endormait, bercée par les rayons de la sphère lumineuse qui éclairaient les nuages. Les portes se verrouillaient, les volets se fermaient, les lumières s'éteignaient. Rares étaient les bâtiments encore éveillés.

Parmi ces bâtiments se trouvait l'appartement de Jae Sun, au Quartier Nord. Ce dernier était assis sur le canapé de son salon. Il dessinait une cascade, une tasse de chocolat chaud posé sur la table basse. D'habitude, il se couchait assez tôt, c'est vrai. Mais cette fois, après avoir mis sa fille au lit, il avait décidé de se détendre un peu.

Plus le temps passait, et plus il noircissait la feuille de dessin, griffonnant, gommant parfois pour recommencer un détail, un trait. Lentement, la cascade prenait forme, devenant plus réaliste qu'un arrêt sur image. Pour un peu, on aurait pu croire qu'elle allait prendre vie et se mettre à bouger. Satisfait, il continua, rajoutant une rivière reliée à cette cascade, puis une pelouse, des rochers, des arbres, des buissons, des fleurs... Plein de petits détails aussi vivants et réaliste les uns que les autres, souvenirs de sa dernière promenade dans une forêt.

Près d'un arbre, il se mit à dessiner Eugène, assis sur la pelouse et adossé à la colonne de bois qui formait le tronc. Puis il se dessina lui, assis entre les deux jambes de son petit ami, adossé contre son torse, la tête posée contre son épaule, entouré à la taille par ses bras. Il se dessina avec un visage endormi, les yeux clos, un léger sourire dessinant le coin de ses lèvres. Vers la direction vers laquelle Eugène regardait, il dessina finalement la petite Mary, son petit ange, sa princesse, sa fille. Leur fille. Débordante de vie, elle semblait avoir été prise en photo alors qu'elle courait vers la rivière. Elle semblait heureuse d'être là, tout comme ses deux pères. Malgré le réalisme du dessin, ce paysage et cette petite famille dégageait une harmonie presque irréelle, comme un rêve.

Pendant un instant, le barista fixa le dessin de la petite fille. Il avait souvent du mal à croire que ce qu'il était en train de vivre était bien réel. Mary semblait être une princesse tout droit sortie d'un conte de fées. Tout en elle respirait la joie de vivre. Absolument tout. Parfois, il avait peur qu'elle ne soit qu'un mirage, et qu'elle disparaisse de sa vie aussi vite qu'elle y était arrivée. Il ne le voulait pas. Il ne voulait pas la perdre. Depuis qu'il l'avait adopté avec son chéri, elle était devenue sa propre fille à ses yeux. Elle était beaucoup trop importante pour lui. Mais, il fallait aussi se rendre à l'évidence. Même si elle était bien réelle, bien vivante, le jour viendrait où ce petit oisillon devrait quitter son nid et voler de ses propres ailes. Il appréhendait ce jour, et espérait qu'il n'arriverait pas trop vite.

Rapidement, il bu le reste de son chocolat chaud, signa son dessin et alla le ranger dans le petit buffet. Mais alors qu'il allait nettoyer la tasse dans la cuisine, un cri se fit entendre. Surpris, il lâcha l'objet qu'il tenait entre ses mains, le laissant se briser en mille morceaux sur le sol.

- Mary...

En effet, c'était la petite Mary qui venait de crier. Pourquoi s'était-elle réveillée ? Paniqué, le Spirit couru jusqu'à la chambre de sa fille. De peur de l'effrayer, il ouvrit la porte doucement et entra aussi calmement que sa panique le permettait.

- Mary ? Qu'y a-t-il, mon ange ? dit-il d'une voix à la fois douce et inquiète.
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MessageSujet: Re: Don't cry, my angel, I'm here (feat Lim Mary)   Lun 12 Mai - 18:31

Il y a fort longtemps, mes yeux ont croisé le regard d’une petite fille n’ayant pas connu le ventre maternelle. Elle avait grandi dans les mains cajoleuses sur un ventre rond, sans le son d’une voix chaude et douce. Cette petite fille ne connaissait finalement pas la chaleur … Mais Mary n’était pas cette petite fille, Mary avait eu la chance d’être désiré, attendu, aimé. On l’a pleura, on la dorlota de bonheur … Tout en elle respirait ce que cette petite fille n’avait pas eu le droit. Et pourtant, malgré cette différence, mon affection allait pour Mary. Une si petite créature bordait dans sa chambre. Je l’aimais d’un amour fou, peut-être plus que ses parents adoptifs ne l’aimaient. Alors, quand j’avais le temps, je m’installai sur son lit et je l’observais, silencieusement, dans sa petite chambre. Une bien jolie chambre, je devais l’avouer, avec sur le mur des dessins d’enfants aussi multiple que variés. Mary avait un faible pour les ours. Elle en avait dessiné plein et les murs pastel de sa chambre en étaient recouverts. La lune offrait à cette petite chambre remplie de peluches et de dessins un aspect surréaliste. Comme un dessin que l’on aurait représenté.

Et dans un lit se trouvait cette petite forme au couleur opaline, noyé sous une cascade de cheveux châtains. Son souffle était paisible, relaxé. Rien n’aurait pu combler le bonheur enfantin de ce sommeil réparateur. Alors, curieuse, je plongeai dans l’esprit de l’enfant, me délectait de ce sentiment de béatitude.

Oh. Comme il faisait beau dans les rêves de Mary. Il y avait toujours un immense soleil, avec parfois quelques nuages qui rappelaient des formes amusantes. Je me rappelle que le premier qui m’apparut ressemblait à une trompette. Et il y avait toujours des dizaines et des dizaines de personnes, adultes et enfants. Il y avait souvent une vieille dame à qui Mary apportait un paquet de biscuit. Ce paquet était alors réduit en miette pour nourrir des pigeons qui s’envolaient dans un battement d’ailes communs, leurs plumes grises devenant alors immaculé. Mary. Si tendre Mary. Si adorable petite Mary. N’était-ce pas un signe d’espoir que de voir cette enfant qui s’était sentie si seule être si heureuse.

Mary était la reine de ce monde, une princesse, ses cheveux étaient nattés en couronne et plusieurs fleurs y étaient mêlées. Son royaume se trouvait dans les bois, là où se trouvait de sublimes créatures qui acceptaient sa présence, et elle s’amusait à leur racontait ses aventures durant la Grande Réunion des Saumons. Et dans un petit coin, sur des trônes fait de plantes et de terres, je pouvais facilement distinguer ses deux nouveaux parents. Souriant. Regardant la petite créature être reine de cet univers. Il n’y avait pas de Reine Blanche ou de Reine Ruby. Il n’y avait que Reine Mary. Si douce enfant. Derrière mon arbre, je souriais, attendri par ce spectacle. Le monde aurait été bien plus en paix avec des souveraines aussi douce et pure que la petite Mary. Débordante d’amour, de douceur. D’innocence.

Pourtant ce soir-là, il eut une visite que je ne pus empêcher, même si je l’avais souhaité, cela ne requiert pas de mon domaine. Le maitre des cauchemars n’est pas de ma juridiction … Alors quand je le vis s’emparer du rêve de l’enfant toute mignonne, quand je vis les arbres si grands, si vert, si fort, mourir petit à petit devant mes yeux, je ne pus que reculer en soupirant. Mary était là, elle ne se rendait compte de rien. Pour le moment. Les cauchemars étaient rapides, sournois, ils s’insinuaient dans vos rêves doucement pour mieux vous les arracher.

Quand est-ce que Mary compris que son doux rêve, son doux monde, venait de s’éteindre ? Etait-ce au moment où les fleurs dans ses cheveux fanèrent une à une ? Quand ses amis disparurent ? Quand la vieille dame devint arbre ? Ou bien est-ce quand elle se retourna pour voir le trône de ses parents vides ?

Un pas.

Deux pas.

Elle poussa un cri à en déchirer l’âme et s’enfuit en courant alors que les ténèbres se refermaient petit à petit sur elle, jusqu’à l’avaler. Seule. Solitude. Où qu’elle puisse bouger, tout n’était que noir. Tout était noir.

J’aurai voulu prendre l’enfant dans mes bras et la rassurer. Je ne fus que la spectatrice de son cauchemar.

Solitude.

Un cri plus fort que les autres la réveilla, m’expulsant violement de sa tête. Je la voyais, assise sur son lit, en train d’hurler encore et encore ava nt de se mettre à pleurer à chaude larme en regardant à droite et à gauche. J’aurai voulu lui souffler que ce ne fût rien, qu’un cauchemar. Que cet immonde créature avait eu ce qu’il désirait et qu’il s’en était allé. Mais le père entra, ce nouveau père. A pas de loup, doucement, avec une parole rassurante. Mary leva la tête paniquée. Puis elle le reconnu.

Mary s’ôta de ses couettes pour se jeter sur cet homme qui lui avait tant donné, pleurant à s’en rompre les cordes vocales, à s’en noyer le visage.

▬ « C’était horrible ! J… Y’avait… tout le monde ! Puis j’étais seule ! toute seule ! » tenta-t-elle de dire entre plusieurs sanglot. « Je veux pas être seule … »

Son dernier mot mourut dans un sanglot alors qu’elle s’accrochait à cet homme. Oui. Oui. C’était horrible Jae Sun, vous n’avez pas idée. Les cauchemars sont immondes avec les enfants. La vôtre plus que les autres.

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Lim Jae Sun
MessageSujet: Re: Don't cry, my angel, I'm here (feat Lim Mary)   Mar 13 Mai - 6:05


La première chose que Jae Sun vit en entrant dans la chambre fut sa petite fille réveillée et en pleurs, regardant autour d'elle, effrayée, comme si un danger la guettait. Lorsqu'il l'appela, la petite Mary la regarda, paniquée, puis le reconnut, avant de sortir de son lit et se se jeter dans les bras de son père. Ce dernier comprit vite que son enfant venait de faire un cauchemar. Elle pleurait, encore et encore, sans s'arrêter, inondant à la fois son visage et le haut du barista.

- C’était horrible! J… Y’avait… tout le monde! Puis j’étais seule! toute seule! bégaya-t-elle, entrecoupée par ses nombreux sanglots.

Elle était toujours accrochée au Spirit, qui la tenait dans ses bras. Elle qui dormait si paisiblement lorsqu'il avait quitté sa chambre un peu plus tôt dans la soirée... En la voyant pleurer ainsi à s'en briser les cordes vocales, son cœur se serra.

- Je veux pas être seule...

Ces mots, noyés dans un énième sanglot, achevèrent le papa. Voir ainsi sa petite chérie, le visage inondé de larmes, le poignardait en plein cœur. Il ne supportait pas de la voir aussi triste et effrayée. Elle était si innocente, si douce, si gentille... Pourquoi fallait-il que cette petite demoiselle, pourtant si pure, supporte les farces les plus effrayantes du monde des cauchemars, ennemis du sommeil et de la rêverie ? Il se sentait mal, et ne voulait qu'une chose : la consoler.

- Oh, ma puce... murmura-t-il en serrant ce petit être qu'il aimait tant contre lui.

Lentement, il se redressa en portant sa petite princesse dans ses bras, resserrant un peu plus son étreinte autour d'elle. S'asseyant sur le lit, il la fit s'assoir sur ses genoux et la berça doucement, toujours contre son torse, lui offrant des centaines de petits bisous et de câlins pour la consoler. Il frottait avec délicatesse son dos en un mouvement circulaire, caressait sa longue et douce chevelure aux tons châtains d'un geste maternel, déposait de doux baisers sur son front, et murmurait d'une voix des plus tendres :

- Chut... Ne pleure plus, mon ange... Ne pleure plus... Ce n'était qu'un vilain cauchemar... Tu n'es pas seule, je suis là... Papa est là... Chut...

Il ne souhaitait qu'une seule chose : que cet affreux cauchemar disparaisse de son esprit, afin qu'elle puisse retrouver le sourire. Voir sa fille heureuse, c'était tout ce qui comptait tout de suite pour le jeune père. Il continua donc ses bisous, ses câlins, ses caresses, ses murmures réconfortants, jusqu'à ce que la petite Mary se calme. À ce moment-là, Jae Sun posa ses mains sur les douces joues de l'enfant et sécha, avec ses pouces, les petits sillons brillant sur ce joli visage rond angelesque.

- Le maître des cauchemars t'a fait peur, c'est cela ? Il voulait juste te faire très peur pour s'amuser. Il a été très méchant avec toi. Mais ce ne sont que des mauvaises blagues. Tu n'es pas toute seule, ma petite perle. Des gens t'aiment et seront toujours près de toi, quoi qu'il puisse arriver, comme moi et Papa Eugène.

Si seulement ses cauchemars à lui ne pouvaient être que de simples frayeurs. Malheureusement, les siens étaient différents. Alors que la jeune fille se retrouvait dans des situations qu'elle craignait, le barista, lui, revoyait des images de son passé, celles qui l'ont tant traumatisé.

Il releva son adorable visage pour pouvoir la regarder dans les yeux, et, afin d'essayer de la rendre un peu plus joyeuse, il lui fit un magnifique sourire réconfortant et déposa un doux baiser sur sa joue.

- Allez, fais-moi un petit sourire. Ce méchant maître des cauchemars a fini de jouer avec tes rêves. Il est parti et il ne reviendra pas tout de suite. Tu vas pouvoir te rendormir tranquillement.
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